21 Juin 2026 : Andorra Morabanc Classica — #RDO2026 / 18-20 juin 2026
Les Pitchounes en roue libre - Épisode 5
Les Médias Pitchounes sont de retour sur la Route d’Occitanie – CIC !
Cette année, ils partent à la rencontre de celles et ceux qui font vivre l’événement pour vous faire découvrir les coulisses de la course sous un angle original et plein de spontanéité.
À travers une nouvelle série d’interviews intitulée « Les Pitchounes en roue libre », ils donneront la parole aux bénévoles, partenaires, organisateurs et à tous les acteurs qui contribuent à faire de la Route d’Occitanie – CIC un rendez-vous incontournable du cyclisme.
Une immersion au cœur de l’événement, vue par les médias Pitchounes !
Les voix qui font vibrer la Route d’Occitanie
Daniel Mangeas et Michel Gelize : quand la passion du cyclisme se raconte au micro
Sur les routes d’Occitanie, les coureurs ne sont pas les seuls à faire vivre la course. Derrière chaque étape, une voix accompagne le public, raconte les exploits, transmet les émotions et crée le lien entre le peloton et les spectateurs. Depuis des décennies, Daniel Mangeas et Michel Gelize incarnent cette mission avec passion. Deux speakers emblématiques qui, chacun à leur manière, ont marqué l’histoire du cyclisme français.
Une passion née au bord des routes
Pour Michel Gelize, tout a commencé presque par hasard. Blessé alors qu’il était jeune coureur cycliste, il se retrouve à commenter les performances de ses camarades « pour rigoler ». Une expérience qui se transforme rapidement en vocation. Aujourd’hui encore, il définit son rôle comme celui d’une courroie de transmission entre la course, les coureurs et le public.
Même passion du vélo pour Daniel Mangeas, considéré par beaucoup comme la voix du cyclisme français. Lorsqu’il repense à ses débuts, ce sont avant tout les personnes qui lui ont fait confiance qui lui reviennent en mémoire. Parmi elles, la Route du Sud, devenue aujourd’hui la Route d’Occitanie-CIC, qui figure parmi ses premières grandes aventures au micro.
Faire vivre l’émotion
Être speaker ne consiste pas seulement à annoncer des résultats. C’est aussi transmettre l’intensité d’un instant. Avant chaque épreuve, un important travail de préparation est nécessaire : étude du parcours, présentation des villes traversées, palmarès des coureurs ou encore points stratégiques de l’étape.
Mais une fois le direct lancé, la spontanéité reprend ses droits. « On n’est pas des robots », rappelle Michel Gelize. Chutes, attaques ou rebondissements imprévus : « L’émotion dans la voix va être là. Ça ne sert à rien de la cacher, il faut simplement la maîtriser. »
Cette capacité à partager les émotions explique sans doute la longévité de ces hommes de micro. « Je suis resté très enfant et très fan », confie Michel Gelize. « J’ai toujours une capacité à m’enthousiasmer assez importante. »
Des souvenirs gravés à jamais
Au fil des années, les deux speakers ont vécu des moments d’exception. Pour Daniel Mangeas, l’un des souvenirs les plus marquants reste le Tour de France 1989, remporté par Greg LeMond pour seulement huit secondes face à Laurent Fignon, un scénario resté dans les annales.
Le speaker normand évoque également avec émotion l’arrivée du Tour de France dans son village natal de Saint-Martin-de-Landelles. « Petit, je jouais au vélo sur ces routes. Plus tard, le Tour est arrivé au même endroit. C’était phénoménal. »
Michel Gelize garde quant à lui un souvenir particulier du centenaire du maillot jaune célébré à Pau en 2019, sa ville d’origine. Un événement chargé d’émotion qui symbolise son attachement profond aux Pyrénées.
La Route d’Occitanie-CIC, une course à part
Tous deux portent un regard très affectueux sur la Route d’Occitanie-CIC. Daniel Mangeas souligne sa convivialité : « Il y a quelque chose de très fort ici. Ce sont des gens sérieux qui ne se prennent pas au sérieux. »
Pour Michel Gelize, la course offre un visage unique du territoire. « Elle permet de découvrir des cols que le Tour de France n’emprunte pas toujours. » Organisée quelques jours avant la Grande Boucle, elle bénéficie aussi « d’un parfum du Tour de France », porté par l’enthousiasme du public.
Un héritage de passion
Alors que Daniel Mangeas entame progressivement sa tournée d’adieu, il souhaite avant tout laisser le souvenir d’un homme accessible et passionné. « J’ai toujours essayé de faire mon travail du mieux possible. »
Aux jeunes qui rêvent de suivre leurs traces, les deux speakers délivrent le même message : rester passionné et humble. « Ne jamais prendre la grosse tête », conseille Daniel Mangeas. Michel Gelize complète : « Il faut y aller à fond et se faire plaisir, quelle que soit la taille de l’événement. »
Car derrière les micros, ce sont avant tout des amoureux du cyclisme qui continuent, année après année, à faire vibrer les routes et les spectateurs.