21 Juin 2026 : Andorra Morabanc Classica — #RDO2026 / 18-20 juin 2026
Les Pitchounes en roue libre - Épisode 1
Les Médias Pitchounes sont de retour sur la Route d’Occitanie – CIC !
Cette année, ils partent à la rencontre de celles et ceux qui font vivre l’événement pour vous faire découvrir les coulisses de la course sous un angle original et plein de spontanéité.
À travers une nouvelle série d’interviews intitulée « Les Pitchounes en roue libre », ils donneront la parole aux bénévoles, partenaires, organisateurs et à tous les acteurs qui contribuent à faire de la Route d’Occitanie – CIC un rendez-vous incontournable du cyclisme.
Une immersion au cœur de l’événement, vue par les médias Pitchounes !
Dans les coulisses de la Route d’Occitanie : comment sont choisis les villes étapes ?
Chaque année, la Route d’Occitanie – CIC traverse des paysages emblématiques de la région et fait étape dans plusieurs villes soigneusement sélectionnées. Derrière le parcours final se cache un important travail de préparation qui débute plusieurs mois avant le départ. Critères sportifs, contraintes logistiques, valorisation du territoire ou encore volonté des collectivités locales : les choix des villes étapes répondent à de nombreux enjeux. Plongée dans les coulisses de l’organisation d’une épreuve devenue incontournable du calendrier cycliste français.
Pour Pierre Caubin, président de la Route d’Occitanie, la réflexion débute bien avant la présentation officielle du parcours. « Nous préparons déjà le calendrier de 2027. Dès le mois de septembre, nous commençons à démarcher les villes pour l’année suivante », explique-t-il.
L’objectif est avant tout de faire rayonner l’ensemble du territoire occitan. « Nous essayons d’arroser un maximum de départements d’Occitanie », souligne le président. Cette volonté s’accompagne d’une réflexion sportive précise. Malgré un format relativement court, la course doit offrir des profils variés afin de satisfaire tous les types de coureurs : une étape pour les sprinteurs, une étape de montagne destinée aux grimpeurs et une étape plus ouverte aux puncheurs, ces coureurs capables de briller sur des terrains vallonnés.
La conception du parcours repose sur un travail collectif mené par Pierre Caubin et son équipe. Les villes étapes peuvent être choisies de différentes manières.
Certaines collectivités contactent directement l’organisation pour accueillir la course, tandis que d’autres sont sollicitées par les organisateurs eux-mêmes. Dans tous les cas, l’objectif reste de construire un parcours cohérent tout en limitant les déplacements des équipes entre les différentes étapes. Certaines communes entretiennent une histoire particulière avec l’épreuve. C’est notamment le cas de Saint-Gaudens, qui accueille la course pour la 34ᵉ fois à l’occasion de cette 49ᵉ édition, un record partagé avec Castres. Ces villes historiques témoignent des liens forts tissés au fil des années entre la course et les territoires.
Au-delà du prestige sportif, accueillir une étape représente également une véritable opportunité pour les collectivités. « Une ville étape bénéficie d’un coup de projecteur médiatique grâce à la retransmission télévisée en direct pendant près de deux heures », rappelle Pierre Caubin. L’événement génère également des retombées économiques locales avec le déplacement de près de 550 personnes liées à l’organisation, aux équipes et aux partenaires, qui fréquentent les hébergements, les restaurants et les commerces du territoire.
La Route d’Occitanie constitue aussi une vitrine exceptionnelle pour les richesses régionales. Chaque année, l’organisation cherche à mettre en avant des sites remarquables. « Cette année, par exemple, nous passons par Cordes-sur-Ciel. Nous essayons de mettre en lumière les magnifiques sites que possède notre région », explique le président.
La construction du parcours n’est toutefois pas sans difficulté. Les aménagements urbains constituent aujourd’hui l’un des principaux défis pour les organisateurs. Giratoires, ralentisseurs et autres dispositifs de sécurité compliquent parfois l’organisation des arrivées d’étapes. Certaines villes, notamment les grandes métropoles, peuvent ainsi devenir difficiles à intégrer au parcours. « Montpellier, par exemple, a été extrêmement compliquée à organiser pour une arrivée. En revanche, un départ reste possible », précise Pierre Caubin.
Enfin, la sécurité constitue une priorité absolue. L’organisation travaille en étroite collaboration avec les préfectures, les communes et les services de l’État. Une convention a notamment été signée avec la gendarmerie d’Occitanie. Vingt-trois motards assurent la sécurisation de l’épreuve après avoir reconnu l’ensemble du parcours et identifié les points sensibles.
Au final, une idée guide chacune des décisions prises par l’organisation : « Faire découvrir des sites inédits, des sites magnifiques que nous possédons dans la région. » Une philosophie qui fait de la Route d’Occitanie bien plus qu’une simple course cycliste : un véritable ambassadeur du territoire occitan.